mardi 8 juin 2010

Pays bigouden années 20-30 - La presse en parle

"Le Télégramme" d'hier proposait un article sur la nouvelle exposition du Musée bigouden de Pont-l'Abbé :

cliché "Le Télégramme"

Un été arts déco au Musée bigouden


Le Musée bigouden renoue avec les expositions temporaires. Un rendez-vous consacré aux arts déco. Il réunit quelques pièces d'exception dans les sous-sols du château.
Un Pays bigouden hésitant entre tradition et modernité. La nouvelle exposition temporaire du Musée bigouden évoque les années 20 et 30. Ces années sombres et lumineuses. Elles ont inspiré à la fois artistes et femmes soucieuses de tourner la page. Une époque évoquée à travers quelques pièces sorties des collections du musée. Et de quelques prêts. Une période marquée à jamais dans la pierre. Le Monument bigouden de François Bazin en témoigne. L'oeuvre, dans un modèle réduit, accueille les visiteurs de cette nouvelle exposition temporaire. Comme pour témoigner des luttes sociales de ces années du début du siècle dernier. «C'est le Pays bigouden qu'on connaît aujourd'hui qui débute dans ces années-là», témoigne Marie Prigent, la directrice du service culturel de la ville.  
Source d'inspiration  
Un souffle nouveau que le musée évoque à travers la création. À commencer par sa spécialité: le textile. À cette époque, les femmes veulent entrer dans la modernité. «Le costume conserve sa structure bigoudène, mais des éléments arts déco y sont intégrés». Les trois pièces présentées en témoignent. C'est notamment le cas du plastron de gilet de Marc Le Berre et Suzanne Creston, conçu pour l'exposition universelle de 1937. Le témoin d'un savoir-faire artisanal déjà menacé. «Il fallait sauver l'emploi». C'est notamment ce qu'entreprend Joseph Astor, au manoir de Kerazan. Un atelier de production de tapis pour jeune femme dont l'exposition témoigne à travers quelques pièces. Sans oublier de mettre en lumière la production des artistes des faïenceries de Quimper, très inspirés par les motifs bigoudens.  
Partenariat  
L'exposition temporaire couronne ainsi trois années consacrées au renouveau du musée. «Une nouvelle politique d'exposition qui nous a d'abord conduits à renouveler l'exposition permanente. Les expositions temporaires vont contribuer à animer le musée par des thématiques, même si la salle des costumes sera revue tous les ans», rappelle Marie Prigent. «Une bonne façon de restituer le travail de recherche mené depuis trois ans». Un renouveau que le musée espère pouvoir partager avec un plus grand nombre de visiteurs. Il s'est associé pour l'occasion au Musée départemental breton, suite logique de la célébration du centenaire de la mort de Gauguin et des arts en Cornouaille. Pratique Exposition à découvrir jusqu'au 26septembre, tous les jours, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Tarifs: 3,50 €; 2 €; gratuit pour les moins de 12 ans.

               Jean Le Borgne 

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