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lundi 29 mars 2021

Disparition de Philippe Le Stum

Il y a presque trente ans, jeune étudiant en histoire de l'art, je faisais la connaissance de Philippe Le Stum, jeune conservateur talentueux du Musée départemental breton. Après de nombreuses heures passées au centre de documentation du Musée, Philippe Le Stum faisait, logiquement, partie de mes jurys de soutenance. 

Cliché copyright Le Télégramme

Au fil des années, nous sommes toujours restés en contact, travaillant parfois autour de mêmes projets, de publications communes.

Sans cesse je notais sa vivacité intellectuelle, sa culture, sa grande pertinence dans les choix d'acquisitions du Musée breton.

Il y a quelques années, Philippe me demanda si j'acceptais de créer une association d'amis du Musée départemental breton... proposition que j'acceptais rapidement tant j'aimais ce lieu et ses collections. Depuis, à tout moment, Philippe accompagna le conseil d'administration dans ses orientations. Toujours disponible, il participait très régulièrement à nos réunions, nous encourageant et sachant se rendre disponible. Il y a encore quelques jours à peine, nous échangions par courriel au sujet d'un projet initié par Philippe lui-même. Son enthousiasme était resté intact.

C'est avec une grande tristesse que je m'associe à la douleur de ses proches, de Margareth, de l'ensemble du personnel du Musée, tant en mon nom propre qu'en tant que président des Amis du Musée départemental breton.

Cliché copyright Côté Quimper

Les obsèques de notre ami Philippe Le Stum auront lieu demain matin, mardi 30 avril, à la Cathédrale Saint-Corentin de Quimper, la grande voisine du Musée, à 10h30.

mercredi 25 février 2015

Association des Amis du Musée départemental breton

Une nouvelle association a été officiellement présentée à la presse il y a deux jours. Elle concerne directement l'un de nos musées bretons les plus riches et les plus attachants : le Musée départemental breton situé à Quimper.
J'ai la chance d'être le premier président de cette toute jeune association... et j'en suis tout aussi fier qu'honoré !
L'article repris plus bas (© Le Télégramme, 25 février 2015) met en avant nos buts premiers de manière assez explicite. Toutefois, comme toute association naissante, nous avons de nombreux et ambitieux projets, à l'image de la richesse et de la diversité du Musée et de ses expositions temporaires.
N'hésitez pas à nous rejoindre pour cette nouvelle aventure !
 

Pour des renseignements complémentaires, n'hésitez donc pas à prendre contact ! Mais aussi à nous rejoindre sur notre compte Facebook.

Contact et renseignements :
 02 98 90 18 22 - amismuseebreton@gmail.com

jeudi 12 février 2015

Nature de graveurs - Georges Le Fur

Dans le cadre de l'actuelle exposition du Musée départemental breton, "Nature de graveurs", un petit film documentaire (un peu plus de 7 minutes) a été réalisé par le Conseil général du Finistère sur le travail de Georges Le Fur, graveur travaillant la technique du bois perdu.
Georges fait partie des 20 artistes exposés dans le cadre de cette superbe exposition (qui se tient jusqu'au 27 septembre 2015 à Quimper), il est également de ces artistes dont je défends avec plaisir le travail à la galerie depuis plus de 5 ans.
Ce film étant une très bonne approche pédagogique de son travail et une porte sur son univers, je vous conseille vivement de le visionner en suivant ce lien : la gravure de Georges Le Fur.
A noter, l'ouvrage publié par Georges Le Fur et Joël Jouanneau, "Le paradisier", onze écrits pour onze estampes, est en vente à la galerie au prix de 21 euros (disponible aussi par correspondance). 


De cette belle exposition, je reparlerai plus longuement prochainement.

Contact et renseignements :
 02 98 90 18 22 - 06 61 79 40 69 - galerie@theallet.fr

mardi 15 juillet 2014

Henri Rivière... Autour d'estampes en vente à la galerie et de l'exposition du Musée breton de Quimper



Rivière naît à Paris le 11 mars 1864, rue Montmartre. Il apprend auprès d’Emile Bin, avec lequel il partagera son premier atelier. Signac l’introduit au Chat noir. Il devient secrétaire de rédaction du journal homonyme. Ainsi, il côtoie Caran d’Ache, Steinlein ou encore Eugène Grasset. A partir de 1886, il dirige le Théâtre d’ombres du Chat noir. Des correspondances existent entre cette activité et son travail de graveur : la sensibilité aux effets atmosphériques, les variations de la lumière du jour et des astres…
Henri Rivière - Le Coucher du soleil - série Les aspects de la nature - H.53 cm ; L. 82 cm
Œuvre vendue

Rivière découvre la Bretagne lors de vacances passées à St Briac avec son frère cadet, sur le conseil de Signac. A partir de 1885, il revient chaque année en Bretagne (St Briac, St Cast, Loguivy-de-la-Mer, Tréboul, Camaret, Morgat…). Il fait partie des rares artistes de l’époque à ne pas céder au pittoresque humain. L’humain est un seulement un élément de ses paysages.
Après 1894, Rivière adopte la lithographie comme technique de prédilection (dimensions possibles, couleurs, capacité de tirages importants…). Dès les débuts, il cible un cercle beaucoup plus large que celui, étroit, des collectionneurs.
Henri Rivière - Le premier quartier - série La féérie des heures - H. 60 cm ; L. 24 cm.
Œuvre vendue

Six séries d’ « estampes murales » ou « estampes décoratives » se succèdent, imprimées chez Verneau. Les Aspects de la nature, édités à mille exemplaires, compte 14 planches produites entre 1897 et 1899, complétées en 1908 par 4 nouvelles compositions. Entre 1901 et 1902, il produit la série de 16 lithographies de la Féérie des heures.
Henri Rivière - La falaise - série Les aspects de la nature - H.53 cm ; L. 82 cm

Collectionneur d’art japonais, Rivière utilise très largement de nombreux traits de l’art des estampes nippones. C’est essentiellement chez Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858) qu’il puise son inspiration. Tout comme les maîtres japonais, Rivière travaille par séries. L’un de ses premiers empreints à cet art est à retrouver dans le synthétisme, la simplification de formes cernées d’un trait et juxtaposées sans modelé. La composition coupée par le cadre, tout comme les vues « à vol d’oiseau », sont également des caractéristiques notables. 
Henri Rivière - L'arc-en-ciel - série La féérie des heures - H. 24 cm ; L. 60 cm.
Œuvre vendue

Au-delà de techniques, de choix de composition et d’un vocabulaire graphique, le sentiment de la nature qu’exalte l’œuvre tout entier de Rivière rejoint le lyrisme serein du paysage oriental. [Philippe Le Stum, La Bretagne de Henri Rivière, Bibliothèque de l’image, 2009].
Henri Rivière - La Plage - série Les aspects de la nature - H.53 cm ; L. 82 cm
Œuvre vendue

Extrêmement bien réalisé, à la maquette esthétiquement plaisante, l’ouvrage-catalogue proposé par le Musée départemental breton à l’occasion de son exposition, dispose d’une riche iconographie. Le plan de l’ouvrage développe tout d’abord la partie japonaise de l’exposition : Hokusai et Hiroshige, mis en perspective dans un texte de Christophe Marquet sur « L’estampe paysagère dans la première moitié du XIXe siècle ». Une seconde partie intègre Henri Rivière, riche d’un texte de Philippe Le Stum, mais aussi d’une intéressante étude de « Henri Rivière, collectionneur d’estampes japonaises » due à Valérie Sueur-Hermel. A noter, cette collection, riche de 749 estampes (principalement d’Hokusai et Hiroshige), est maintenant conservée au Département des estampes de la BNF. 
Henri Rivière - L'orage qui monte - série La féérie des heures - H. 60 cm ; L. 24 cm

Par ailleurs l'exposition en elle-même est un grand bonheur pour les amateurs de ces artistes. Sobrement ponctuée d'haïku, elle s'organise d'une manière thématique plus que plaisante. A voir impérativement en passant par Quimper cet été.
« Hokusai, Hiroshige, Rivière / L’amour de la nature », éditions Locus-Solus, 144 pages, 22 €.

samedi 14 septembre 2013

Quimper : Journées européennes du patrimoine 2013

Les journées du patrimoine sont, chaque année, l'occasion de découvertes et de rencontres. Je vous conseille vivement, sur Quimper, quelques visites :

Le Musée de la faïence est ouvert, gratuitement, samedi et dimanche, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. Vous y découvrirez une superbe collection de céramiques, toujours étonnante, ainsi que l'exposition temporaire consacrée à René-Yves Creston et Suzanne Candré-Creston. Ce sera aussi l'occasion d'échanger avec quelques passionnés, bénévoles, de l'Association des Amis du Musée & de la faïence de Quimper (vêtus pour l'occasion de marinières aimablement offertes par Armor-Lux). Vous pourrez m'y trouver durant toute la journée de dimanche... également en marinière.

En restant dans le quartier de Locmaria, ne manquez pas la visite, toujours fascinante, des greniers de la faïencerie Henriot (samedi et dimanche, sur inscription au 02 98 90 09 36).


Si vous revenez au centre de la ville, le Musée départemental breton s'impose. Les collections sont superbes et l'exposition consacrée aux donateurs permettra de brosser une belle diversité de peintures, meubles, céramiques etc. dans une très belle scénographie (Visites guidées de l'exposition "Merci, hommage aux donateurs" samedi et dimanche à 10h, 11h, 14h, 15h, 16h et 17h).

Il s'agit là d'une petite sélection personnelle, la ville ne manque pas de trésors !
 
Bon week-end patrimonial à tous !

jeudi 27 septembre 2012

Expositions : encore quelques jours...

Il vous reste encore quelques jours pour aller voir d'intéressantes expositions.

A Quimper, l'exposition "Jim Sévellec" se termine samedi soir prochain, le Musée de la faïence fermant ses portes pour les rouvrir au printemps 2013 avec une exposition consacrée à René-Yves et Suzanne Creston. 

Encore à Quimper, l'exposition "Gens des Cornouailles" s'achève dimanche au Musée départemental breton. Plus d'informations en suivant ce lien.

Enfin, à Dinan, l'exposition consacrée à Yvonne Jean-Haffen fermera ses portes dimanche soir. A noter dans cette exposition un très bel ensemble d’œuvres graphiques, des gouaches particulièrement enlevées et des gravures sur bois ou lino de très belle facture. Une vitrine présente également des céramiques issues de la manufacture Henriot, de la manufacture de Sèvres ou encore d'ateliers parisiens. Plus d'informations ici.

mercredi 12 septembre 2012

15-16 septembre : journées du patrimoine

Comme chaque année les journées européennes du patrimoine donnent l'occasion de découvrir des lieux peu accessibles ou de les appréhender sous un angle différent.


A Quimper, pour les amateurs de céramique, voici quelques idées (de nombreuses animations sont par ailleurs prévues à Quimper et, si vous souhaitez avoir un programme plus exhaustif, vous pouvez cliquer ici ou ici) :


Gratuité de l’accès au musée le samedi et le dimanche.
Samedi et dimanche à 14h et 15h30 - réserve muséographique départementale : visites guidées - inscription au Musée breton : 02 98 95 21 60. 

Gratuité de l’accès le samedi de 10h à 18h – présence d’un stand des Amis du Musée durant toute la journée. 

Visite guidée des ateliers de la faïencerie
Samedi 15 septembre : 10h15 – 11h15 -14h15 – 15h15 – 16h15
La visite guidée se fait au tarif habituel en vigueur:
Adulte : 5 €, jeune 18-25 ans : 4 €, enfant 7-17 ans : 2..50 €
25 personnes par groupe.
Départ des visites : hall de la faïencerie

Visite guidée des greniers
Samedi 15 septembre et dimanche 16 septembre : 10h30 – 11h15 – 12h00 – 14h – 14h45 – 15h30 – 16h30
Visite guidée gratuite. 15 personnes par groupe.
Départ des visites : magasin d’usine

Expertise de faïences anciennes
Samedi 15 septembre : 10h – 12h et 14h – 17h30
Estimation gratuite par Bernard Verlingue.
Hall de la faïencerie

Magasin d’usine ouvert le samedi 15 et dimanche 16 - Journées fins de série.
10h-13h et 14h – 18h


mardi 3 juillet 2012

Gens de(s) Cornouaille(s) - Musée breton, Quimper

Sous un ciel très incertain et une chaleur toute relative, la nouvelle exposition d'été du Musée départemental breton a été inaugurée vendredi dernier.
"Gens des Cornouailles" est le titre de cette exposition dont l'objet est de mettre en parallèle, en relation, en dialogue(s), des œuvres d'artistes des deux côtés de la Manche.
D'emblée on peut dire que cette présentation (qui s'est achevée au Musée de Penlee House à Penzance au mois de juin) est une belle réussite.
Norman Garstin - The rain it raineth every day - 1889 - Penlee House Gallery and Museum, Penzance
Un regard rapide laisse une impression de clarté, de belle mise en valeur des œuvres sans ostentation. La reconstitution d'un coin d'atelier ouvre l'exposition. Plus loin, mannequins portant vêtements locaux sont disposés à proximité des œuvres, humanisant un peu plus la présentation.
Au-delà de la peinture, c'est à l'humain que l'on s'intéresse ici. La similitude des modes des vie, des ciels changeants, des joies et des peines peuplent les salles.
Frank Gascoigne Heath - Teatime - ca. 1925 - Collection particulière
L'exposition couvre une période allant de 1880 à 1930. Les peintres délaissent alors les ateliers pour se confronter au réel, au motif. En Bretagne Pont-Aven ou Concarneau attirent. Sans parler de lumières propices et de frais modérés, les artistes y trouvent des modes de vie et des costumes traditionnels en plus de paysages et sites attrayants. En parallèle, des colonies artistes se constituent en Cornouailles, notamment à Newlyn, "une sorte de Concarneau anglais" selon le peintre Stanhope Forbes, puis à St Ives.
Stanhope Forbes -A fish sale on a cornish beach - 1885 - Plymouth City Art Gallery
Le caractère typique et rude des modes de vie des deux côtés de la Manche séduit les artistes. Ajoutons à cela les séjours de certains peintres dans les colonies artistiques de Bretagne et de Cornouailles... de nombreux parallèles peuvent dès lors être faits.
Achille Granchi-Taylor - Pêcheur de raies - ca. 1880 - Concarneau, collection municipale
Une belle et riche exposition à découvrir durant l'été... et les jours de pluie !

Pour en savoir plus, je vous conseille vivement d'acheter le catalogue de l'exposition (bilingue et très documenté - Textes d’Alison Bevan, Philippe Le Stum, David Tove), disponible au prix (très raisonnable) de 15 euros. Vous pouvez également aller visiter le beau site du Penlee House and Museum.

Gens des Cornouailles - Musée départemental breton - 1, rue du Roi Gradlon - 29000 Quimper
Jusqu'au 30 septembre.

jeudi 31 mai 2012

Un legs de 222 faïences au Musée départemental breton de Quimper

Une bien belle surprise pour l'équipe du Musée breton de Quimper. Une personne, inconnue du Musée, a légué un ensemble de céramiques de Quimper.
Récit dans la presse du jour (Le Télégramme)

Jeune fille et fillette de Plougastel - Robert Micheau-Vernez - Henriot - Cliché Le Télégramme
La Quimpéroise Yvonne LeGuillou, décédée en 2011, a légué pas moins de 222 pièces de faïence au Musée départemental breton.
Vingt-cinq d'entre elles ont trouvé leur place parmi les collections présentées au public. «C'est seulement à la mort d'Yvonne Le Guillou que nous avons appris par son notaire qu'elle léguait au musée la totalité de ses faïences», précise Philippe Le Stum, conservateur du musée. Le legs est essentiellement constitué de figurines et de bibelots qui illustrent la diversité des costumes de la Cornouaille de la seconde moitié du XXesiècle.

Des pièces inédites 
Ce don a permis d'introduire dans la collection du Musée breton plusieurs créateurs de faïences qui ne s'y trouvaient pas encore ou y étaient peu représentés comme Robert Micheau-Vernez, Bel Delecourt, Berthe Savigny, Ravallec. «Il y a une réelle politique de valorisation des dons de la part du conseil général et la collection est inaliénable», commente Philippe Le Stum. Ces garanties, essentielles pour les donateurs, permettent au musée de s'enrichir régulièrement de dons depuis sa création en 1846. «Ces actes gratuits et généreux sont des manifestations de civisme qui doivent être saluées», soulignent les responsables de l'établissement. Solange Creignou, conseillère générale déléguée à la culture, considère aussi qu'il est «nécessaire de mettre à l'honneur les donateurs». C'est ce que le musée envisage pour l'année prochaine dans le cadre d'une de ses expositions annuelles.

mardi 27 mars 2012

Bel Delecourt au Musée breton - Derniers jours

Avis aux retardataires : il ne vous reste plus que quelques jours pour aller voir l'exposition du Musée breton de Quimper consacrée à Bel Delecourt qui se termine le 1er avril prochain.

Musée départemental breton
1, rue du roi Gradlon - 29000 Quimper
Ouverture du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h
Le dimanche 14h à 17h.

vendredi 2 décembre 2011

Bel Delecourt au Musée breton de Quimper

Depuis aujourd'hui le Musée départemental breton de Quimper accueille une exposition consacrée à Bel Delecourt. Dans l'esprit de celle que le musée avait consacré il y a quelques années aux Taburet, l'exposition évoque l'univers particulier de cette dame qui porte avec allégresse ses 96 ans. A cette occasion, la galerie expose diverses œuvres de l'artiste (dessins, céramiques...).
Récit dans "Le Télégramme" du 2 décembre :

Bel Delecourt - cliché "Le Télégramme"
Musée breton. La faïence enchantée de Bel Delecourt


L'exposition «La faïence enchantée» au Musée breton regroupe 80 pièces de Bel Delecourt. Une invitation à découvrir l’œuvre de cette artiste quimpéroise qui, à 96 ans, continue de dessiner et de peindre.
«C'est un métier formidable, d'avoir la liberté de faire ce dont on a envie», s'enthousiasme encore Bel Delecourt, finalement ravie que le Musée breton lui consacre cette exposition et continue ainsi son cycle dédié à la faïencerie quimpéroise. Un hommage que, par humilité, elle avait pourtant refusé il y a deux ans. L'artiste, dont le grand-père paternel Eugène Lamasse a été directeur artistique de la faïencerie Keller et Guérin à Luneville, a préféré une vie d'artiste libre à celle toute tracée qu'aurait pu lui offrir son diplôme d'ingénieur commercial décroché, en 1933, à la faculté de droit de Lille. Elle suit les cours du soir à l'école des Beaux-arts avec comme professeurs Jos Kervella et Augustin Tuset et débute sa carrière artistique à la manufacture HB de Quimper. Une activité de céramiste qu'elle va poursuivre avec passion pendant trente ans. Les pièces présentées, prêtées par l'artiste, sa famille, des collectionneurs et le Musée de la faïence, témoignent de la richesse de ce parcours.

Les femmes et les enfants très présents

Elle avoue une préférence pour son ange gardien ou son korrigan endormi, réalisés dans les années 50. Les femmes et les enfants sont très présents dans son œuvre. Madones et vierges à l'enfant inspirent aussi Bel Delecourt qui voue également une vraie passion pour la Bretagne et ses costumes. Elle façonnera une trentaine de très belles pièces en terre chamottée dont une représentant la duchesse Anne de Bretagne. Elle réalise aussi une pièce pour la marque Nestlé, qui aura sa place dans toutes les pharmacies de France. Ses trois grâces seront par ailleurs longtemps exposées au cinéma Le Cornouaille de Quimper. Elle réalisera également un dessin sur soie d'une ondine pour le cinéma de La Baule ou encore un panneau en céramique intitulé «Le potier» exposé à l'entrée de la faïencerie HB. Ses travaux les plus récents, des collages mais aussi des décors d'assiettes en céramique qu'elle décline en cartes postales, sont la preuve de la sensibilité et de l'étonnante vitalité de la céramiste.
 

                                                                          Delphine Tanguy

Pratique «La faïence enchantée» de Bel Delecourt, jusqu'au 1er avril 2012, au Musée Breton.

dimanche 3 avril 2011

Faïence de Quimper : une après-midi de conférences

Le Quimper Club International, avec la participation des Amis du Musée de la Faïence, organise au Musée départemental breton, le samedi 16 avril 2011 à 14h00 une après-midi de conférences autour de la faïence de Quimper.
Au programme deux interventions :
 - Philippe Lalys, céramiste et ancien directeur artistique de la manufacture HB-Henriot, parlera de l’histoire des faïenceries de Quimper à travers les cartes postales.
- Antoine Maigné, auteur de l’ouvrage « Terres sacrées » évoquera la production des statuettes religieuses en faïence de Quimper : histoire, fabrication, caractéristiques… Les participants sont invités à amener leurs propres pièces pour se renseigner et animer la discussion.
Une pause conviviale et gourmande aura lieu entre les deux conférences.

Le prix de la place est de 7,50 euros. Le nombre de place étant limité, il est nécessaire de réserver auprès de la Galerie Ste Catherine – Philippe Théallet, 13 rue Sainte Catherine, 29000 Quimper – 02 98 90 18 22 – galerie.theallet@laposte.net.

samedi 17 juillet 2010

Musée départemental breton : l'exposition années 20-30 en ligne

Avant de parler la semaine prochaine de quelques faïences de Quimper anciennes très originales et de beaux tableaux anciens entrés à la galerie, voici des panoramiques qui vont ravir les amateurs d'art déco breton.
Benjamin Sergeant, l'auteur des photographies, a fait là un excellent travail que vous pouvez également découvrir sur le site 360maville.



Le séjour



La salle à manger



Le bureau



La chambre

samedi 5 juin 2010

De Pont-l'Abbé à Quimper...

Les deux expositions viennent d'être inaugurées. Toutes deux concernent l'entre-deux-guerres en Cornouaille. Quelle réussite !

 Détail d'un tapis de Kerazan - cliché Musée bigouden

A Pont-l'Abbé, les belles salles voutées du château nous proposent une muséographie heureusement modernisée et une thématique autour de la Bigoudénie. Superbes faïences, notamment ce magnifique plat de Georges Brisson qui sert d'illustration à l'affiche de l'exposition, mais aussi du Georges Robin, René-Yves Creston, Marc'harit Houel, François Bazin, Jean Caër... De beaux costumes, notamment ce gilet issu d'une collaboration entre Suzanne Creston et Marc Le Berre... mais aussi, et quelle découverte, des tapis réalisés dans les ateliers de Kerazan !

 Suzanne Creston - Projet d'étoffe

A Quimper, la scénographie est pleinement à la hauteur du projet. Vous évoluez dans différentes pièces d'un appartement d'amateurs d'art cornouaillais de l'entre-deux-guerres. Mobilier, gravures, peintures, sculptures, céramiques se répondent et se complètent. Un régal pour les yeux !  Les grands noms sont tous là : de Quillivic à Méheut en passant par les Fouillen, Creston, Micheau-Vernez, Malivel, Sébilleau, Péron... un réel plaisir. Cette exposition bénéficie d'une durée exceptionnelle et pleinement justifiée puisqu'elle fermera ses portes au mois d'avril 2011, l'occasion de la voir et de la revoir.

Le livre qui accompagne ces expositions, édité par Palantines, sera disponible à la galerie à partir de la semaine prochaine.

mercredi 2 juin 2010

Expo : le 6 juin, l'Art-Déco breton débarque

Tel est le titre d'un article dans le journal Ouest-France, sous la plume de Ronan Gorgiard. L'article dans son contexte et d'autres visuels en suivant ce lien.

R-Y Creston - Nominoé - cliché Ouest-France

Le musée départemental présente son très riche fonds breton des années 1920-1930. Jusqu'en avril 2011.

La première guerre mondiale terminée, l'Europe connaît un véritable bouleversement dans toutes les formes d'art, marqué chez les plasticiens par une simplification géométrique des formes, notamment. En Bretagne, et singulièrement en Cornouaille, l'époque est créativement très riche. Cela touche les domaines de l'affiche, la faïence, l'architecture urbaine et balnéaire. Les Seiz Breur innovent en matière de mobilier : tandis qu'à Paris, se tient la grande Exposition des Arts-déco en 1925, la Bretagne est saisie par la modernité, traitée en s'inspirant de ses propres racines.
Aucun prêt extérieur

« Toute cette période a été redécouverte au cours des années 1980, souligne le conservateur du musée breton, Philippe Le Stum, et c'est à cette époque que nous avons lancé une politique d'acquisitions avec parfois de bonnes surprises, comme des dons venus des familles d'artistes (gouaches originales de Pierre Péron, sculptures de René Quillivic...) ». Résultat : l'expo longue durée que propose le musée (du 6 juin 2010 au 17 avril 2011) ne comprend que des pièces faisant partie du fonds de l'établissement : 160 oeuvres originales, issues des 50 000 à 60 000 pièces du musée breton.
Une exposition « scénographiée » par le Rennais Eric Morin, qui a imaginé une visite de l'appartement art-déco d'un Breton « branché » de ces années de l'entre-deux guerres. On y retrouve des pièces signées René-Yves Creston et Gaston Sébilleau (comme ce somptueux fauteuil en hommage à Nominoë), René Quillivic, Jeanne Malivel, Mathurin Méheut, Jim Sevellec, Robert Micheau-Vernez, Pierre Péron, Paul Fouillen... et qui évoquent la plupart des néologismes inventés à l'époque pour décrire cette nouvelle forme d'art : néo-celtisme, géométrisme, ruralisme, voire « bigoudènisme ».
Parallèlement à l'exposition proprement dite, les pièces des collections également visibles dans les autres salles du musée et datant elles aussi des années 1920-1930 seront signalées par la présence d'une frise.

Déclinaisons...

Notons que durant la période estivale, la plupart des espaces muséographiques de la région (ainsi que quelques galeries) joueront le jeu autour de cette thématique : Pont-Aven, Concarneau, Benodet, manoir de Squividan, Douarnenez, Pont-Croix, ainsi que le musée des Beaux-Arts de Quimper qui proposera des pièces datant de cette époque dans la salle Max Jacob.
A la rentrée, la médiathèque des ursulines proposera une exposition consacrée aux livres et reliures de cette période, tandis que des visites guidées sont programmées au centre-ville de Quimper autour du patrimoine architectural Art-déco (Ty Kodak, rédaction Ouest-France...), signé Olier Mordrelle.
Afin de laisser une trace de cette superbe exposition, les éditions Palantines sortent un ouvrage avec la complicité des meilleurs spécialistes de cet Art-déco made in Breizh (Daniel Le Couedic, Serge Duigou, Philippe Bonnet, Marie Prigent-Viegas, Philippe Théallet, Denise Delouche et Philippe Le Stum).

L'Appartement Art-déco, inauguration le 5 juin, ouverture au public le dimanche 6 juin, Musée départemental breton.

mardi 1 juin 2010

Quimper Cornouaille années 20-30... un avant-goût !

Le site de l'Agence Bretagne Presse vient de mettre en ligne une présentation de la future exposition du Musée breton. Quelques photographies illustrent l'article. Pour retrouver l'article dans son contexte, cliquez sur ce lien :

Au Musée départemental breton de Kemper, la Bretagne « Art déco » en exposition, du 6 juin 2010 au 17 avril 2011

De notre correspondant : Louis Gildas 


QUIMPER/KEMPER Dans les années qui suivirent la guerre 1914-1918, pour conjurer, inconsciemment sans doute, les horreurs des tranchées, s'ouvrit en Europe une intense période de création artistique.Naquit ainsi le Mouvement surréaliste avec André Breton, Soupault, Aragon, d'autres encore et dont l'un des inspirateurs fut le Lorientais Jacques Vaché.
En Allemagne, vaincue, vint le « Bauhaus » et, plus près, géographiquement, de nous, « l'Art Déco » ! Basé sur la simplification géométrique des formes et de l'ornementation. En vogue durant toute l'entre-deux guerres, cette démarche artistique va marquer architecture, arts graphiques, mobilier, céramique et même le cinéma.
Kemper et la Cornouaille apportèrent une contribution originale à la diffusion de ce nouveau style, immeubles urbains et villas balnéaires, surprenants meubles néo-bretons, affiches et bien entendu les faïences de Kemper.
Le Musée départemental breton s'est, au cours de ces vingt dernières années, constitué une importante collection d'oeuvres et de documents concernant « l'Art Déco » dans ses spécificités bretonnes et cornouaillaises. C'est cette collection, composée de pièces uniques et pour la plupart jamais exposées qui sera visible, dans l'ancienne résidence épiscopale des évêques de Cornouaille, jusqu'au printemps prochain.

Oeuvres de Jim E. Sevellec, Pierre Peron, Paul Fouillen, Jeanne Malivel, Robert Micheau-Vernez, René-Yves Creston... etc.
Le catalogue de l'exposition : « Quimper Cornouaille Années 1920-1930 », ouvrage collectif sous la direction de Philippe Le Stum, éditions Palantines, 176 pages, 30 € est en vente au Musée. ■